tableau rond

Symposium de psychiatrie et d'anti-psychiatrie au Musée de la main, Lausanne (mars-avril 2011)

Le Département de psychiatrie du CHUV

et

l’Association Le chiffre de la parole

proposent, en collaboration avec

l’Institut universitaire d’histoire de la médecine et de la santé publique

un symposium de 4 rendez-vous les 22 et 29 mars, et les 4 et 12 avril 2011, à 18h30

 

Mémoire et avenir de pratiques :

controverses autour de la psychiatrie et de l’antipsychiatrie

 

Musée de la Main, Fondation Claude Verdan, 21 rue du Bugnon, 1011 Lausanne

Entrée libre et gratuite, pas d’inscription préalable

Cette rencontre part de la constatation qu’il existe encore peu de recul, en termes de mémoire vivante, de récits et de transmission, quant à l’émergence d’expériences singulières dans le cours du XXe siècle, relevant du champ de la psychiatrie ou de l’éducation, et proposant un abord du malaise qui implique aussi une clinique de l’institution.

On pensera en particulier à Maud Mannoni, Fernand Deligny, Jean Oury, François Tosquelles ou Claire-Lise Grandpierre pour ne citer que quelques exemples parmi les pratiques se risquant, encore aujourd’hui et au long de décennies d’expérience, à offrir des voies différentes pour aborder le malaise, en particulier en travaillant l’adjacence.

Assurément, l’institution est un effet des pratiques de vie. Effet de pratiques singulières, articulant des questions que rencontrent des individus, des familles, des organisations, des collectivités.
En termes de mémoire et d’avenir de pratiques, la question reste celle de la vie et de sa clinique. Cela implique de nouvelles alliances entre secteurs, entre acteurs et décideurs pour que des pra- tiques à grande comme à petite échelle soient valorisées par les administrations.

La chance est qu’en vivant, on constate l’impossible contention de la vie, l’impossible circons- cription de l’hospitalité en un lieu.

La notion de lieu de vie, historiquement, politiquement, n’est pas étrangère aux batailles qui se sont menées avec des résistants, des ex-internés, des enfants exilés de leurs familles ou de maisons spécialisées devenues inhospitalières, et aussi à ce qui advient d’une pratique qui s’invente selon les occurrences et les urgences de vie.
Si on parle de « planification sanitaire », n’est-il pas question du statut que l’on donne au précaire, à l’atypique, à l’ailleurs, à ce qui est indispensable pour vivre et pour arriver à un gain de santé ?

Ce programme de rencontres nous invite à aborder ces questions et à en débattre.

Communiqué de presse

Programme du symposium

L'apport de Fernand Deligny à l'actuel débat en matière d'institution, par Pascal Fossati

Compte-rendu de la séance conclusive du 12 avril 2011, par Ingrid Portner

Le chiffre de la parole